SON HISTOIRE

L’Atelier « Au Tour De La Terre » existe depuis 1995.
En 2005, l’atelier emménage dans «La Maison de Quartier des Artistes», et s’installe au 1er étage, qu’il occupe aujourd’hui.


La principale technique utilisée a été: le «tour».
Peu à peu, la diversification des techniques a pris son envol, laissant une large place à la sculpture, par le biais d’autres techniques de base, telles que:
– le travail de la «masse» (boule de terre), les «colombins» (boudins) et les «plaques», ou galettes de terre,
– et, par l’apport de matériel adapté, limites de l’espace disponible, pour le confort de chacun: une «croûteuse».


SES OBJECTIFS

Permettre l’épanouissement de ses membres par une pratique artisanale créative: «La Céramique»

Au Tour de la Terre est un atelier auto-géré participatif. Nous invitons chaque personne à être responsable de son processus créatif.
Nous achetons notre matière première en fonction de nos projets personnels, participons à tour de rôle à la mise au four des pièces à cuire.
Lorsque une question technique apparaît, nous nous sollicitons afin de réfléchir ensemble aux solutions en puisant dans nos expériences respectives.


En parallèle, dans un esprit de compagnonnage et d’une perspective d’autonomie « Graine de chamotte » vous propose des cycles d’initiation ou de perfectionnement (tour de potier, masse, colombin, porcelaine, terre papier…) > voir AGENDA

Ces moments sont ouverts à celles et ceux qui souhaitent s’initier au travail de la terre, la pratiquer en toute sécurité, avec une connaissance de base rigoureuse et sûre.

 


Ambiance Élément Terre

La grille en fer forgé grince en s’ouvrant. Nos pas guidés le long d’un tapis végétal invite bientôt l’œil à découvrir une fresque en mosaïque: création évoquant la voie lactée et l’ ADN.


Passage du seuil en pierre bleue. Le théâtre des arts du feu est entr’ouvert.

Entrons dans cette maison magique, Maison de Quartier, maison rassembleuse, à l’origine: petite école, lieu de transmission, creuset secret de l’alchimie. Prenons l’escalier en chêne : il nous mène dans l’antre des désirs céramiques.

 

Sur les tables, des bruits rythment les silences profonds, entrecoupés par l’écho des sons de battoirs.

Dans la pièce, la terre, matière sensuelle entre toutes, se modèle, se transforme, évolue au gré des besoins et désirs de la personne qui la tient dans les mains


Elle pulse sous sa chair glacée, et offre sa souplesse pétrie par des mains chaudes et attentionnées.
Elle  se structure, se forme, se déforme, s’aplatit, s’étire, s’enroule, se courbe, se pliant au moindre des gestes, qu’elle garde en mémoire.


Un clapotis titillant les oreilles, nos pas nous mènent vers la salle des tours. Là, concentré sur la matière, la terre plein les mains jusqu’aux coudes ou dans les cheveux, nous observons et admirons l’artisan à l’œuvre.

 


La terre glisse, lisse. Elle monte et descend au gré de ses mains. Sa patience, sa persévérance et son calme lui permettent de travailler avec des gestes minutieux et précis. Une écoute fine et délicate de l’argile. Cette pratique des sens, forme de méditation, semble lui laisser l’esprit et le corps, libres et calmes.

 


Bientôt vient l’heure de l’attente : les arts du feu ont besoin de temps, de patience, de séchage à l’air libre.

Voilà ! Elle est prête pour le rituel de passage. Déjà la chaleur rayonne, les odeurs disent la température : aux alentours de 350°, à vue de nez ! L’air nous dit quand les 900°- 1050° ou 1250° nécessaires à la cuisson demandée sont atteints, qu’elle soit dite biscuit ou grès.

 


Laissons du temps au temps : Attendons ! … Demain est un autre jour, et, la surprise sera d’autant plus belle ! Patience !
La porte du four ouverte en grand. Les couleurs brillent : elles rutilent, montrent une autre facette des objets enfournés. Des satins tous doux retiennent l’attention, des surfaces brutes et rugueuses attirent l’œil. Des graphismes nous envoient dans un autre espace temps.
Chaque personne y voit ce qu’elle veut, le plus souvent : un émerveillement doublé de contentement, mâtiné d’un grain de stupéfaction, voire un pincement de déception, parfois : entre ce que la tête voudrait et l’alchimie, la réalité s’impose.

 


Reconnaissance au cœur pour les savoirs ancestraux.

Dès que nos mains entrent en contact avec cette matière mère, la terre,

elles retrouvent intuitivement la trace de leur origine.